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Historique

JEAN CHAPTAL (1756-1832)

 

UN HOMME DE SCIENCE

Médecin formé à la faculté de Montpellier (1776), alors la plus célèbre, le chimiste Chaptal enseigne cette discipline d’abord dans sa ville de formation, puis à Paris, à l’Ecole Centrale des Travaux Publics (la future Ecole Polytechnique).

On lui doit la chaptalisation (procédé de sucrage des moûts), de nombreuses découvertes, objets de plusieurs publications. L’ensemble de son oeuvre de recherche lui vaut d’entrer à l’Académie des Sciences ainsi qu’a l’Académie de médecine.

UN HOMME D’ACTION

Ouvrant une démarche novatrice appelée à faire école, il applique ses connaissances théoriques aux domaines de l’industrie, de l’agriculture.

Fondateur de manufactures (on ne parle pas encore d’usines), il met au point la fabrique du verre sans soude, la production industrielle de l’acide sulfurique et participe activement, en 1792, à la défense de la « Patrie en Danger » grâce à la production industrielle de salpêtre, pour la poudre à canon, dans l’église de Saint-Germain des Prés.

UN GRAND SERVITEUR DE L’ÉTAT

Son exceptionnelle vitalité et sa compétence, après avoir échappé aux jours sombres de la Révolution, en font un ministre de l’intérieur (1801-1804), en charge de l’instruction publique, des cultes, du commerce, de l’industrie, des travaux publics. Il crée l’école des sages-femmes de la maternité de Port-Royal, La Salpêtrière, le plus moderne des hospices psychiatriques européens…

Jean-Antoine_Chaptal

HISTORIQUE

DES BÂTIMENTS VÉNÉRABLES

L’édification par étapes de l’ensemble architectural (couvent et chapelle au XVIIème siècle ; grand séminaire au XIXè siècle ; en 1902, installation du cloître du XVè siècle provenant du couvent Notre-Dame des Carmes de Pont-l’Abbé) confère à l’établissement son caractère d’exception.

DEPUIS LA RÉVOLUTION, UNE PROPRIÉTÉ DISPUTÉE

Tantôt espace religieux, tantôt espace profane, l’Evêché et le Département s’approprient tour à tour l’ensemble jusqu’en 1905 (Loi de séparation des Eglises et de l’Etat) : le séminaire devient une caserne. L’Etat l’achète au Département en 1951.

UN ESPACE D’ENSEIGNEMENT DEPUIS LE MILIEU DU XXÈME SIÈCLE

En 1941, le collège technique de Brest occupe le sous-sol et les combles.

En 1951, l’Etat y installe le centre technique de Quimper et accueille dès 1953, après travaux, 900 élèves dont 500 internes au Lycée Technique et au C.E.T.

En 1955,  l’établissement se développe en créant une section hôtelière.

En 1962, on y rajoute une section supérieure d’enseignement ménager, une section d’électronique, un gymnase intra-muros et une section biochimie expliquant que l’ensemble prenne en 1968 le nom du chimiste Chaptal.

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